Le 28 août 2026
À la rentrée, les lycéens vont devoir prendre une nouvelle habitude : laisser leur téléphone de côté pendant le temps scolaire.
Jusqu’ici, chaque lycée pouvait fixer ses propres règles. Certains avaient déjà choisi une interdiction très large, d’autres toléraient encore les smartphones dans la cour ou pendant les temps de pause. À partir de septembre 2026, ce n’est plus une décision laissée à chaque établissement : l’interdiction devient la règle nationale, comme elle l’est déjà dans les écoles et les collèges. Les lycées privés sont eux aussi concernés.
Une règle désormais étendue au lycée
La loi du 24 août 2026 modifie le Code de l’éducation et étend aux lycées l’interdiction d’utiliser un téléphone mobile ou un autre équipement permettant des communications électroniques.
Elle s’applique dans l’établissement, mais aussi pendant les activités scolaires organisées à l’extérieur : sortie, voyage, activité sportive ou déplacement pédagogique.
Pour les familles qui avaient déjà pris cette habitude au collège, le changement est donc assez simple à comprendre : la règle continue désormais au lycée.
Pour les établissements, la mise en pratique sera parfois moins simple.
Faut-il laisser son téléphone à l’entrée du lycée ?
Pas nécessairement.
La loi pose l’interdiction d’usage, mais elle n’impose pas à tous les établissements une même façon de ranger ou de récupérer les téléphones.
Chaque lycée doit préciser les modalités dans son règlement intérieur. Certains pourront demander que le téléphone reste éteint au fond du sac. D’autres choisiront peut-être des casiers, des pochettes ou un dispositif spécifique pendant certaines périodes de la journée.
C’est donc un point que les parents auront intérêt à vérifier dans le règlement du lycée de leur enfant à la rentrée.
Des exceptions restent possibles
Interdire le téléphone ne signifie pas qu’il disparaît totalement de la vie scolaire.
Le règlement intérieur peut prévoir des exceptions, et certains élèves doivent pouvoir continuer à utiliser un équipement numérique en raison d’un handicap ou d’un trouble de santé.
La situation est également un peu particulière dans les lycées qui accueillent des étudiants de l’enseignement supérieur. Des règles différentes peuvent être prévues pour eux.
Autrement dit, il existe désormais un principe commun, mais son application concrète continuera en partie à dépendre de chaque établissement.
Que se passe-t-il si un élève utilise quand même son téléphone ?
La confiscation reste possible.
Un membre de la direction, un enseignant, un personnel d’éducation ou de surveillance peut retirer l'appareil à l’élève lorsque les règles ne sont pas respectées.
Là encore, le lycée doit prévoir dans son règlement intérieur les conditions de confiscation et de restitution du téléphone.
Un point qui peut sembler secondaire, mais qui fait régulièrement naître des incompréhensions : qui récupère le téléphone, à quel moment, et faut-il que les parents viennent eux-mêmes le chercher ? Les réponses peuvent différer d’un établissement à l’autre.
Pourquoi étendre l’interdiction aux lycéens ?
La mesure s’inscrit dans une volonté plus générale de réduire la place des écrans et des réseaux sociaux dans la journée des adolescents.
Au collège, l’interdiction du téléphone existait déjà depuis 2018. Le lycée faisait jusqu’à présent exception : son règlement intérieur pouvait interdire les appareils, mais ce n’était pas une obligation nationale.
La rentrée 2026 marque donc surtout la fin de cette différence.
Dans beaucoup de lycées privés, cela ne provoquera probablement pas une révolution : des règles strictes existaient déjà. Mais pour les établissements où l’usage du téléphone restait largement autorisé pendant les intercours ou les pauses, la rentrée demandera un vrai changement d’habitudes.
Et sans doute quelques discussions avec les élèves pendant les premières semaines.
Ce que les parents peuvent vérifier à la rentrée
Le plus utile sera finalement de regarder le règlement intérieur de l’établissement.
Il précisera notamment où le téléphone doit être rangé, dans quelles situations une exception est prévue, quelles sont les règles pendant les sorties scolaires et comment se passe une éventuelle confiscation.
Car si l’interdiction est désormais nationale, la vie quotidienne ne sera pas forcément identique d’un lycée privé à l’autre.